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Retour sur la 4ème Smart Manufacturing Week

Techsense team I 11:09 am, 23rd November

Une centaine de personne était présente à la Halle des poches à fonte de Belval, ce mercredi 17, pour la partie « phygitale » de la 4e Smart Manufacturing Week. En plus de la présentation de la première cartographie des entreprises relevant de l’écosystème de la production industrielle au Luxembourg, cet événement a été l’occasion de faire le point sur les enjeux et les défis auxquels le secteur est confronté, à l’heure où les attentes évoluent.

«Paul Wurth travaille avec des secteurs industriels qui consomment beaucoup d’énergie et émettent beaucoup de CO2», a expliqué Sébastien Wiertz, le directeur général de Paul Wurth InCub, keynote speaker de cette session. «Nous devons aider nos clients à changer leur paradigme afin de gérer et maîtriser ce besoin en énergie.»

Cela passe, en tout premier lieu, par la mesure de la consommation réelle d’énergie afin de repérer les endroits où les gaspillages inutiles pourraient être réduits. L’étape suivante consiste à réduire davantage la consommation en mettant en œuvre les technologies d’économie d’énergie déjà disponibles. Après la mise en œuvre de ces mesures relativement simples, l’innovation – éventuellement réalisée par des partenariats public-privé – pourrait faire passer les entreprises au niveau supérieur. «La coopération entre la recherche et l’industrie est essentielle si l’on veut devenir plus durable», assure-t-il.

No pain, no gain

Et de rappeler, un peu plus tard, lors de la table ronde qui a suivi sa présentation, que, bien souvent, les entreprises ne savent pas trop par où commencer en matière de numérisation ou de durabilité. «Il faut savoir analyser les points douloureux du processus et les optimiser. Les gens ont tendance à oublier que ce sont justement ces points douloureux qui peuvent apporter des gains rapides.»

Lors de cette table ronde, Marco Walentiny, responsable de la Direction générale Industrie, nouvelles technologies et recherche du Ministère de l’Économie, n’a pas manqué de vanter les mérites de la loi nationale Recherche Développement et Innovation, qui comprend plusieurs mesures d’aide pouvant être utilisées par les entreprises qui souhaitent se digitaliser ou devenir plus durables .

«Ces projets peuvent concerner, par exemple, des processus de production, l’organisation interne, des produits ou des services. Un dispositif vise spécifiquement les PME qui n’ont pas nécessairement l’expertise en interne pour le faire, permettant de faire appel à des experts externes pour lesquels les frais engagés peuvent être couverts par des aides d’État».

Le secteur de la construction, en particulier, est très demandeur d’une telle approche digitale et durable. C’est ce qu’a confirmé Joël Schons, le propriétaire de l’entreprise Stugalux. « »Le secteur de la construction a besoin de la digitalisation pour être durable. Si nous ne documentons pas ce que nous faisons et n’optimisons pas avant de construire, nous créons des problèmes hérités pour la prochaine génération.»

«Faciliter la vie de nos employés»

Ce besoin de digitalisation est de plus en plus flagrant, dans tous types d’entreprise. Chez Morgan Advanced Materials, entreprise mondiale spécialisée dans l’ingénierie des matériaux par exemple, les processus sont encore caractérisés par un bon nombre d’interactions encore manuelles.

«Lorsque Luxinnovation nous a encouragé à envisager un processus de digitalisation, nous avons d’abord pensé à des robots, mais nous avons réalisé que cela ne servirait à rien car un robot ne peut pas penser comme une personne ou voir un défaut», a expliqué le directeur général de Morgan Advanced Materials, Yannick Malvaux. «Nous avons donc changé d’approche et cherché à exploiter au mieux la très grande quantité de données que nous possédons et que nous n’exploitions pas forcément, dans le seul but de faciliter la vie de nos employés. Cela passe, par exemple, par l’élimination de ce qui est manuel et répétitif dans nos processus.»

Grand Prix ProdPilot 2021

En clôture de la cérémonie, Sasha Baillie, la CEO de Luxinnovation a remis le Grand Prix 2021 ProdPilot, une initiative qui vise les entreprises de la Grande région ayant développé un processus leur ayant permis d’améliorer leur productivité ou qui ont mis en place une mesure innovante qui a amélioré l’efficacité de leurs méthodes de travail.

Quatre entreprises étaient en lice:

Fenster Mersch (pour le Luxembourg), spécialisée dans la production de fenêtres et qui a développé une optimisation holistique de la planification de ses projets;

- MHA Zentgraf (Sarre), spécialiste de la dynamique des fluides, qui a développé un processus de digitalisation de documentations de sensibilisation à la qualité;

Belgatrans (Lorraine), active dans les services logistiques et qui a créé un plateforme dédiée;

S&D Blechtechnologie (Rhénanie Palatinat) qui, elle aussi, a mis en place une solution holistique pour l’ensemble de son activité centrée sur la transformation de la tôle.

Le jury, dans lequel siégeait un représentant de Luxinnovation, a décerné le Grand Prix 2021 à S&D Blechtechnologie.


Source: Luxinnovation


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