EschTechWeek 2026 : une semaine pour rendre l’IA accessible à tous
Glenn Essoly I 2:17 pm, 8th April
Longtemps associée à des usages experts, l’intelligence artificielle (IA) s’impose aujourd’hui dans le quotidien. Outils numériques, santé, éducation, industrie, services publics : elle est désormais présente dans tous les secteurs.
Face à cette transformation, un enjeu central émerge : rendre ces technologies plus compréhensibles et accessibles au grand public. C’est dans cette dynamique que s’inscrit la EschTechWeek 2026, organisée du 23 au 28 mars à Esch-sur-Alzette.
L’événement qui rend l’IA tangible
Pendant une semaine, Esch-sur-Alzette a vécu au rythme de la technologie, accueillant un large public autour d’un programme mêlant conférences, ateliers et rencontres. La EschTechWeek a été officiellement lancée lundi 23 mars, lors d’une cérémonie d’ouverture réunissant sur scène Christian Weis, bourgmestre de la ville d’Esch-sur-Alzette, Bruno Cavaleiro, échevin, Meris Šehovic, député-échevin, et Kamel Amroune, CEO de The Dots.
Accessible à tous, l’événement a permis au public d’explorer les impacts concrets de l’IA sur la société, tout en mettant en lumière les acteurs de l’écosystème tech luxembourgeois. « Il n’est pas nécessaire d’être un expert. La curiosité, l’envie et les idées suffisent », résume Kamel Amroune, CEO de The Dots. La EschTechWeek ambitionne par ailleurs de susciter des vocations technologiques auprès des jeunes. L’initiative vise également à positionner Esch-sur-Alzette comme une ville innovante, pionnière et tournée vers l’avenir.
« Esch-sur-Alzette est en train de devenir la capitale de la digitalisation. Nous ne voulons pas seulement accompagner cette transformation, nous voulons être le moteur de ce changement », insiste Bruno Cavaleiro, échevin de la ville. Citoyens, professionnels, institutions, start-ups, chercheurs, étudiants et passionnés se sont ainsi retrouvés pour échanger et débattre des enjeux liés à l’IA, mais aussi de ses limites.
Les promesses de l’IA face aux inquiétudes qu’elle suscite
Si les perspectives sont nombreuses, certaines interrogations persistent, notamment sur l’évolution du marché du travail. « Est-ce que nous serons remplacés par l’IA ? […] Certaines craintes sont fondées : de nouveaux métiers vont apparaître, d’autres deviendront obsolètes. Il y aura un changement dans le monde du travail, et c’est ce qui inquiète les gens. L’être humain n’aime pas trop le changement », a expliqué Serge Linckels, Managing Director du Digital Learning Hub, lors d’une conférence sur les usages concrets de l’IA et les défis qu’elle pose.
Une semaine riche en expériences autour de la tech
Tout au long de la semaine, plusieurs initiatives ont permis d’aborder l’IA sous différents angles. Un procès fictif, la Tech Supreme Court Junior, a notamment réuni jeunes et experts pour débattre des enjeux éthiques de l’IA. Maxime Derian, anthropologue digital et fondateur de Heruka.ai, a mis en garde contre certains usages : « L'IA peut conduire à un abrutissement, voire un abêtissement, surtout lorsqu’on n’est pas formé pour son utilisation. Mais si elle est encadrée par des professionnels, elle peut aider certaines personnes, notamment dyslexiques ou neuroatypiques. On ne peut pas l’interdire, mais il est nécessaire de réglementer son usage », a-t-il expliqué.
La journée de conférences « Écosystème Tech – Focus IA & HealthTech » a rassemblé décideurs, experts, entreprises, institutions et talents autour des usages concrets de l’IA, mettant en avant ses applications dans des domaines variés, tels que le spatial, l’industrie, les smart cities, le développement des talents ou encore la santé. « L’IA peut mettre fin à certaines errances thérapeutiques en aidant à orienter plus rapidement les diagnostics, tout en restant un outil d’aide et non de remplacement du médecin », a ainsi souligné Adam Selamnia, cofondateur et directeur du business development de NIUM, lors de la table ronde consacrée à l’usage de l’IA dans le secteur de la santé.
Le Bus Tour a également constitué l’un des temps forts de la semaine. Un parcours jalonné de visites immersives était proposé afin de mettre en avant les projets et innovations développés au sein d’organismes, comme le Luxembourg Institute of Science and Technology (LIST), la Luxembourg AI Factory, le Luxembourg Media & Digital Design Centre (LMDDC) ou encore. la Commission Nationale pour la Protection des données (CNPD).
Les jeunes au cœur de l’événement
La EschTechWeek vise aussi à démystifier la technologie et à susciter des vocations auprès des talents de demain. Plusieurs temps forts leur étaient dédiés : la Tech Supreme Court Junior – procès fictif avec l’IA sur le banc des accusés – et le TN’Teens – une journée mêlant des workshops autour de thématiques tech clés et un grand quiz.
Un autre moment a marqué cette semaine d’innovation : le Esch gaming day. Cette journée immersive dédiée au gaming, à la musique et à la pop culture, s’est tenue le samedi 28 mars, en clôture de l'événement, avec un programme particulièrement riche : tournois d’eSports, tests de Turing en jeux vidéo, sessions de mini-jeux inspirées de Mario Party, ateliers de danse K-pop, performance live de la chanteuse Eva Marija, – gagnante du Luxembourg Song Contest et représentante du Luxembourg à l’Eurovision 2026. L’événement s’est conclu par la finale du Esch Tech Game, un jeu concours organisé tout au long de la semaine sur Instagram, permettant aux cinq finalistes de remporter de nombreux prix.
Une ambition affirmée pour l’innovation et le numérique
À travers conférences, ateliers et expériences immersives, la EschTechWeek a permis de rapprocher la technologie du grand public et d’engager une réflexion collective sur l’avenir du numérique. L’événement confirme la volonté d’Esch-sur-Alzette de s’imposer comme un acteur majeur de l’innovation et de la transformation digitale au Luxembourg. La EschTechWeek reviendra pour une nouvelle édition en 2027 : la date en sera annoncée prochainement.
La EschTechWeek n'aurait pu avoir lieu sans le soutien et l'appui de ses sponsors : Ville d’Esch, Südstroum, Orange, Luxembourg Institute of Science Technology, Lalux, NSI, Centre National de Formation Professionnelle Continue, Luxembourg AI Factory, Oracle, Luxembourg Media & Digital Design Centre, Sigi, Commission Nationale pour la Protection des Données, Commission Européenne, BGL BNP Paribas, Uni.lu – SnT, Spuerkeess, Technosport, Grace connect, DEEP; et de ses partenaires : RIFT, Virtual Rangers, Digital Learning Hub, Luxlait, Second Life, Kinepolis, Inovapulse, European Youth Card, Luxembourg Youth Hostels, Elektron, L’Essentiel, Letz Smash, Hive, ONEWAY, SGL, KFC, Francofolies, Niessen, Xantor, Barista to go, HP.
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